dimanche 3 mai 2009
Waterbondage
Je n'avais rien écris dans ce blog depuis bien longtemps tout simplement parce que le projet "créature du 21ème siexe" n'avait pas beaucoup évolué ces derniers temps. Ce week end, lors de mon passage dans mes laboratoires (oui je vis en ce moment ne Oman ou ce type de recherche n'est pas particulièrement bienvenue), nous avons redémarré le projet en faisant d'appréciables progrès.
Tout d'abord, s'agissant de la coque en matériaux composites qui devra recouvrir le torse et la tête du moteur humain, je devais prendre son emprunte afin de créer un
modèle de plâtre qui permettra de fabriquer le moule final. Nous avons donc commencé par la tête qui est la partie la plus délicate le sujet participant à l'expérimentation devenant le temps de la pose des bandes plâtrées et du séchage, sourd, aveugle et muet. Ne respirant qu'a travers un mince tube passé entre les lèvres il doit demeurer absolument statique. Après avoir donc protégé les cheveux du "positif" à l'aide d'un bonnet en pur latex (autant joindre l'utile à l'agréable) et enduit les parties poilues de vaseline, commence l'application lente et méthodique de bandes plâtrées sur la partie postérieure de la tête.
Après durcissement la partie antérieure est recouverte de la même manière. Le plâtre en durcissant produit une chaleur assez importante auquel le model ne peut se soustraire. Il faut cependant rester ainsi jusqu'à ce que le moule ait atteint une rigidité suffisante pour ne pas se déformer lors de son retrait. Le moment est venu de retirer la gangue en espérant que rien ne retiendra les deux parties du moule sur le corps du modèle rendant plus difficile sa libération. L'opération s'étant déroulée sans encombre le moule sèchera jusqu'à mon prochain passage dans les laboratoires. Il sera alors repris afin d'en éliminer les imperfections avant qu'un "positif" de référence en soit tiré.
Vint ensuite le nécessaire moment de l'entraînement du moteur. Il s'agissait dans le cas d'espèce de vérifier sa résistance au stress et sa capacité à s'alimenter en oxygène
à partir d'un ténu filet d'air. Nous avons donc mis en oeuvre pour la deuxième fois la cage dite de waterbondage. Pour l'occasion il avait été décidé de procéder également a des test qui devaient lever le doute sur la possibilité qu'il y a à utiliser un masque a gaz de production russe comme masque de plongée intégral. Le cobaye fut donc enfermé dans la cage de
plexiglas après avoir revêtu son masque à gaz. Il faut bien comprendre chers lecteurs qu'à cette étape du protocole, la plupart d'entre vous auraient déjà demandés à être libérés. Respirer à travers un masque à gaz de ce type peut déjà être un exercice éprouvant pour certains, être enfermé dans une telle cage d'ou aucune échappatoire n'est possible est beaucoup plus stressant que d'être enfermé dans une cage avec des barreaux au travers desquels il est possible de passer bras et jambes et d'appeler au secours (n'est ce pas Mylène…).
Vient alors le moment de faire progressivement monter le niveau d'eau dans le vacarme des pulvérisateurs haut débit ( 3 600 L/heure) qui aspergent de toute part la prisonnière. Comme prévu, le masque à gaz remplira parfaitement son office. Après quoi il sera remplacé par un fin tube qui limite encore plus le débit d'air, plongeant le sujet dans une euphorie qui le conduit à se mouvoir dans le
parallélépipède rectangle comme en apesanteur et nous faisant découvrir une face de son anatomie habituellement cachée.
Réussite totale donc pour ces deux étapes décisives dans le processus de genèse de la "créature du 21ème siexe" et ce grâce à la confiance absolue que le moteur humain a en son docteur préféré.
Reportage photo complet dans les albums.
I did not wrote in this blog since a long time just because the "creature du 21ème siexe " project has not progressed a lot in recent times. This weekend when I was in my laboratory (yes I live in Oman at this time and this kind of research is not particularly welcome), we restarted the project in making appreciable progress.
First, in terms of the hull in composite materials that will cover the torso and head of the human motor, I had to take her cast to create a plaster model that will be used to make the final mold. We therefore started with the head which is the most sensitive area as the subject in the experiment became during the time to lay the plaster strips and drying, deaf, blind and dumb. Breathing through a thin tube between the lips the subject must remain absolutely static. Having thus protected the hair of the "positive" with a cap in pure latex (trying to combine useful practices with pleasure) and coated the hairy parts of vaseline, began its slow and methodical application of plaster strips on the back of the head. After hardening of the rear part, the anterior part is covered in the same way. Plaster hardening produces a great amount of heat from which the model can not escape. It must remain still until the mold has reached a sufficient rigidity to stay rigid during its withdrawal. It is time to remove the gangue in the hope that nothing will hold both sides of the mold on the body of the model making it more difficult to release. The operation took place without incident and the mold will dry until my next visit to the laboratories. It will then be taken to remove imperfections before a "positive" reference is made.
Then came the necessary time to train the engine. It was in this case to determine its resistance to stress and ability to feed oxygen from a thin trickle of air. We have therefore worked for the second time with the so-called waterbondage cage. For the occasion it was also decided to conduct a test of who should raise doubt on the possibility of using a Russian production gas mask as full diving mask. The guinea pig was then locked in the cage of Plexiglas having put on his gas mask. It is important to understand, dear readers, that at this stage of the protocol, most of you would have already requested to be released. Breathing through a gas mask of this type may already be quite experiencing for some but be locked in a cage like this where no escape is possible is much more stressful than being locked in a cage with bars in through which it is possible to move arms and legs and call for help. Then comes the time to gradually increase the water level in high speed sprayers noise(3 600 L / hour) spraying all over the prisoner body parts. As expected, the gas mask perfectly fulfilled his office. After which it has been replaced by a thin tube that further limited the flow of air, dipping the subject in an euphoria which led her to move in the rectangular parallelepiped as weightless and giving us a view on one side of his anatomy normally hidden.
Complete success for these two steps in the process of genesis of the "creature du 21ème siexe " and thanks to the confidence that the human motor has given to her preferred doctor.
Full photo reportage in the albums.
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