La créature du 21 ème sièxe

L'histoire détaillée de la création par le Docteur AR de son oeuvre, robot sexuel du 21 ième siècle.Créature mi-femme, mi-machine issue du monde fétish et BDSM. Elle ne vit que pour lui....

lundi 4 mai 2009

allo la Terre, ici la créature

Je sais lorsqu'il trame quelque chose... Parce que je le connais bien, parce qu'il a aussi cette discrétion vraiment discrète qui fait qu'on remarque, mais qu'on ne saisit pas trop le pourquoi de certaines choses, ou encore certains achats... On sait simplement que quelque chose va se passer.

Ca a débuté par une commande chez Décathlon à retirer. Tant bien que mal. Car si en France on a le souci de faire gagner du temps aux clients, les clients s'apercoivent bien souvent, qu'il est plus question finalement de perte de temps suite à des bugs informatiques, des employés peu scrupuleux des délais de confirmation d'une commande etc...

Un pince nez, un tuba, des bonnets en latex. Le parfait attirail pour plonger la semaine prochaines dans les eaux bleues d'Oman...Me direz vous? Eh bien non!

Apres un apéritif tendre et un bon repas, nous nous conditionnons. Je suis persuadée que le pince nez me servira pour l immersion dans mon watercube. Et puis, à force de le taquiner pour connaitre le déroulement de la soirée et d'entendre avec le plus grand sérieux que ne se passera pas forcément ce à quoi je pense...j'en viens à douter...

Mais le cube est bien préparé. A l'intérieur pendouille un masque à gaz. J'ai horreur de ca. Ne serait ce que pour la symbolique, et puis ce modèle la, je le connais pour me serrer la gorge... Je suis dépitée. Non, dépitée n'est pas le mot. Mon ventre se tord et ma tête se remplit comme le watercube d'eau, d'angoisse. Petit à petit.

On descend. Il m'assied sur une chaise et commence alors une bien étrange chose. " Tu ne bouges pas " Il me lubrifie mon duvet, mes cils, la moustache que je n'ai pas et le ballet des bandes platrées sur mon visage commence.
Cela me rappelle l'époque où l'été, j'étais animatrice. Je faisais des moules de visage aux enfants...A une différence pres...Ils respiraient normalement par la bouche EUX. et pouvaient voir aussi.

Moi j'ai juste ce petit tube entre les lèvres, les yeux fermés, et tout doucement l'obscurité arrive avec la sensation et de chaud qu'on pose par touche sur mon crane revetu d'un des fameux bonnets en latex, et de froid lorsque les bandes commencent à sécher et qu'avec l'air, ma foi...on a l'impression d'avoir le crane trempé dans de l'eau froide. L'arriere de la tête est fait. J'ai la sensation d'un casque de moto. Mais sans le devant. Y a déséquilibre.

Et puis on commence le devant. Je me dis que se faire ensevelir doit faire un peu la même chose. A nouveau le mélange chaud / froid, mou/dur... Ca chauffe. C'est incroyable comment de l'intérieur ca chauffe. Je ne sais si c'est une réaction chimique avec le latex ou que sais je. C'est vraiment étonnant.

Des bandes passent sur les narines, doucement et massent afin que le platre rentre bien à l'intérieur...puis les yeux. Totalement isolée. La perception auditive est autre, l'odorat par la force des choses aussi.

Quelques minutes d'attente et il me retirera le tout... Je me regarde autrement d'un seul coup.Je me dis qu'être platrée toute entière doit être bien agréable...Un peu comme un sarcophage quoi !

Les craquellements du démoulage sont géniaux. L'impression des os qui craquent, claquent. J'aime ce bruit. La sensation aussi lorsqu'il me retire le tout. Des frissons partout.

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Je connais le watercube pour l'avoir déjà testé. Avec une certaine délectation puisque suite à une film, j'avais longuement fantasmé dessus. Mais il y a souvent une différence entre le fantasme et la possibilité de réalisation dudit fantasme...sourire...

La première fois, j'avais totalement paniquée. Non que je n'aie pas eu confiance en lui...mais bien que très bonne nageuse, je n'ai jamais su plonger sans me boucher le nez de peur de boire la tasse. Le premier essai n'avait guère été totalement concluant dans la mesure ou les boules anti bruits en mousse n'avaient pas été tout à fait étanche. Et que mine de rien, entendre le bruit d'une porte en plexi se refermer sur soi, se dire que toute la sécurité est au dehors, que seul l'autre peut intervenir et qu'il doit par conséquent etre des plus vigilents, sentir l'eau couler, par jets d'eau plus ou moins régulier, ressentir le niveau de l'eau monter... tout ca est bien flippant quand même!!!

Deuxieme fois donc.

"On va essayer avec le masque à gaz ". Je le regarde...Je n'ai pas l'envie de gâcher son envie de jouer alors que nous n'avons plus joué dans le cadre "Créateur/Créature" depuis longtemps...Alors je lui demande des renseignements, le fonctionnement notamment.

" non, l'eau ne peut pas rentrer puisqu'à chaque fois que tu respires, tu la chasses" Moi, de mon côté, angoissée, je suis sceptique. C'est juste parce qu'il y a ces tout tout petits trous aux narines, je me dis qu'ils sont certes petits, mais que l'eau s'engouffrent partout.
Il devra me prouver par A + B que ma crainte n'est pas fondée. Pour se faire, il bouche le tuyau d'arrivée d'air...pour que je me rende compte qu'en effet, je suffoque. L'air ne passe pas...

Ca...c'est fait comme on dit avec tendresse entre nous...

L'eau montre. Elle est chaude. Elle me surprend par la chaleur tout d'abord alors on équilibre la température, mais quelque part c'est tellement agréable le chaud, dans cet isolement. Je souffle et la buée se met automatiquement sur les hublots qui me servent d'yeux sur le masque à gaz. Il me comprime le menton, le front. Désagréable. C'est un paramètre de plus dont je devrai tenir compte tout à l'heure, et apprivoiser.

Premier stop. Il me demande de baisser la tete au maximum afin de vérifier que le masque est bien étanche. C'est le cas. Je me dis que de l'extérieur, ca doit faire bizarre ce machin dans un cube portant un masque à gaz...je souris. Enfin non, je ne souris pas parce que la pression dudit masque est trop forte.

Et puis toute ma tête est dans l'eau. Je me suis enfoncée un peu pour un second test avant que l'eau ne monte au maximum... Chaque inspiration est difficile mais faisable. Sans souci à ce niveau la. C'est même plutot chouette. Pas de souci de nez qui se remplit d'eau, ni d'yeux qui piquent, ni de tasse bue.

Agréable. Ce serait presque agréable ! Mais c'est sans compter que rien n'est jamais aussi simple longtemps... J'ai vite l'impression que mon visage devient la proie d'une sangsue géante. Les inspirations font mal dans le sens ou mon visage au niveau du front et des joues aspirent vraiment... Me vient une image " je m'autosuconne! faut etre un peu dingue quand meme "
Le masque au fur et à mesure glisse, jusqu'à ce que je le perte et récupère un peu d'air, en me projetant la tete vers le haut.

" Mets le pince nez "

Il ne tient pas...Ca glisse. C'est comme si je m'étais vaseliné la truffe! Alors on va tout de même choisir d'aller jusqu'au bout. De remplir le caisson et de me laisser dans ce metre cube de plexi...

Sensation de flottaison agréable. Vraiment. Difficilement exprimable d'ailleurs.
J'ai été ailleurs...Comme la premiere fois. Totalement déconnectée. Tellement bien que j'aurais pu dormir, les doigts me pincant le nez...à respirer tranquillement par le tuba.

Il fait chaud. Il fait doux. Je flotte. Même dans un endroit aussi étroit et réfléchi pour etre contraint, isolé, on flotte. Pas de beaucoup forcément, mais assez pour pouvoir se retourner êt planter les fesses vers le haut.

Ivresse des profondeurs ...

Je peux comprendre, là dedans ceux qui descendent...descendent...avec cette envie de ne pas remonter finalement.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée à flotter, au gré de mon corps bougeant ainsi. Je ne pensais à rien. J'ai entendu la musique un temps et puis plus. J'imagine qu'elle tournait encore à la radio, simplement je m'étais éloignée de tous les sons.

L'eau redescend doucement. On atterit. C'est le cas de le dire, lorsque les fesses retouchent le sol comme si elles étaient légèrement aspirées par le bas. L'ouverture de la porte et le froid qui vous saisit. D'un seul coup comme une morsure... Dans ma tête il y a toujours le silence, juste un sourire vers lui...

Il me connait bien. Il sait que je suis incapable d'être piplette lorsque je reviens. Il me laisser aller à mon rythme.
Dans quelques minutes je m'endormirai comme un bébé.

Dans un sommeil de plomb.

Le

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dimanche 3 mai 2009

Waterbondage

Je n'avais rien écris dans ce blog depuis bien longtemps tout simplement parce que le projet "créature du 21ème siexe" n'avait pas beaucoup évolué ces derniers temps. Ce week end, lors de mon passage dans mes laboratoires (oui je vis en ce moment ne Oman ou ce type de recherche n'est pas particulièrement bienvenue), nous avons redémarré le projet en faisant d'appréciables progrès.

Tout d'abord, s'agissant de la coque en matériaux composites qui devra recouvrir le torse et  la tête du moteur humain, je devais prendre son emprunte afin de créer unprise_de_t_te modèle de plâtre qui permettra de fabriquer le moule final. Nous avons donc commencé par la tête qui est la partie la plus délicate  le sujet participant à l'expérimentation devenant le temps de la pose des bandes plâtrées et du séchage, sourd, aveugle et muet. Ne respirant qu'a travers un mince tube passé entre les lèvres il doit demeurer absolument statique. Après avoir donc protégé les cheveux du "positif" à l'aide d'un bonnet en pur latex (autant joindre l'utile à l'agréable) et enduit les parties poilues de vaseline, commence l'application lente et méthodique de bandes plâtrées sur la partie postérieure de la tête. Moule_finiAprès durcissement la partie antérieure est recouverte de la même manière. Le plâtre en durcissant produit une chaleur assez importante auquel le model ne peut se soustraire. Il faut cependant rester ainsi jusqu'à ce que le moule ait atteint une rigidité suffisante pour ne pas se déformer lors de son retrait. Le moment est venu de retirer la gangue en espérant que rien ne retiendra les deux parties du moule sur le corps du modèle rendant plus difficile sa libération. L'opération s'étant déroulée sans encombre le moule sèchera jusqu'à mon prochain passage dans les laboratoires. Il sera alors repris afin d'en éliminer les imperfections avant qu'un "positif" de référence en soit tiré.

Vint ensuite le nécessaire moment de l'entraînement du moteur. Il s'agissait dans le cas d'espèce de vérifier sa résistance au stress et sa capacité à s'alimenter en oxygèneCage_vide à partir d'un ténu filet d'air. Nous avons donc mis en oeuvre pour la deuxième fois la cage dite de waterbondage. Pour l'occasion il avait été décidé de procéder également a des test qui devaient lever le doute sur la possibilité qu'il y a à utiliser un masque a gaz de production russe comme masque de plongée intégral. Le cobaye fut donc enfermé dans la cage de Remplissageplexiglas après avoir revêtu son masque à gaz. Il faut bien comprendre chers lecteurs qu'à cette étape du protocole, la plupart d'entre vous auraient déjà demandés à être libérés. Respirer à travers un masque à gaz de ce type peut déjà être un exercice éprouvant pour certains, être enfermé dans une telle cage d'ou aucune échappatoire n'est possible est beaucoup plus stressant que d'être enfermé dans une cage avec des barreaux au travers desquels il est possible de passer bras et jambes et d'appeler au secours (n'est ce pas Mylène…).Masque___gaz Vient alors le moment de faire progressivement monter le niveau d'eau dans le vacarme des pulvérisateurs haut débit ( 3 600 L/heure) qui aspergent de toute part la prisonnière. Comme prévu, le masque à gaz remplira parfaitement son office. Après quoi il sera remplacé par un fin tube qui limite encore plus le débit d'air, plongeant le sujet dans une euphorie qui le conduit à se mouvoir dans le Apesanteur_bestparallélépipède rectangle comme en apesanteur et nous faisant découvrir une face de son anatomie habituellement cachée.

Réussite totale donc pour ces deux étapes décisives dans le processus de genèse de la "créature du 21ème siexe" et ce grâce à la confiance absolue que le moteur humain a en son docteur préféré.

Reportage photo complet dans les albums.   

I did not wrote in this blog since a long time just because the "creature du 21ème siexe " project has not progressed a lot in recent times. This weekend when I was in my laboratory (yes I live in Oman at this time and this kind of research is not particularly welcome), we restarted the project in making appreciable progress.


First, in terms of the hull in composite materials that will cover the torso and head of the human motor, I had to take her cast to create a plaster model that will be used to make the final mold. We therefore started with the head which is the most sensitive area as the subject in the experiment became during the time to lay the plaster strips and drying, deaf, blind and dumb. Breathing through a thin tube between the lips the subject must remain absolutely static. Having thus protected the hair of the "positive" with a cap in pure latex (trying to combine useful practices with pleasure) and coated the hairy parts of vaseline, began its slow and methodical application of plaster strips on the back of the head. After hardening of the rear part, the anterior part is covered in the same way. Plaster hardening produces a great amount of  heat from which the model can not escape. It must remain still until the mold has reached a sufficient rigidity to stay rigid during its withdrawal. It is time to remove the gangue in the hope that nothing will hold both sides of the mold on the body of the model making it more difficult to release. The operation took place without incident and the mold will dry until my next visit to the laboratories. It will then be taken to remove imperfections before a "positive" reference is made.


Then came the necessary time to train the engine. It was in this case to determine its resistance to stress and ability to feed oxygen from a thin trickle of air. We have therefore worked for the second time with the so-called waterbondage cage. For the occasion it was also decided to conduct a test of who should raise doubt on the possibility of using a Russian production gas mask as full diving mask. The guinea pig was then locked in the cage of Plexiglas having put on his gas mask. It is important to understand, dear readers, that at this stage of the protocol, most of you would have already requested to be released. Breathing through a gas mask of this type may already be quite experiencing for some but be locked in a cage like this where no escape is possible is much more stressful than being locked in a cage with bars in through which it is possible to move arms and legs and call for help. Then comes the time to gradually increase the water level in high speed sprayers noise(3 600 L / hour) spraying all over the prisoner body parts. As expected, the gas mask perfectly fulfilled his office. After which it has been replaced by a thin tube that further limited the flow of air, dipping the subject in an euphoria which led her to move in the rectangular parallelepiped as weightless and giving us a view on one side of his anatomy normally hidden.
          


Complete success for these two steps in the process of genesis of the "creature du 21ème siexe " and thanks to the confidence that the human motor has given to her preferred doctor.


Full photo reportage in the albums.

Posté par subsay à 21:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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